Minami, frères de son

Ils sont expressifs et dynamiques, jouent avec les atmosphères, orchestrent leurs imaginaires au sein d’un duo arrivé sur la scène parisienne en janvier 2014. Vous l’aurez compris, David et William forment le diptyque électronique Minami. Ils retracent pour Cultiv’Ame leur parcours avec une complicité qui sonne comme une évidence, au fond d’un pub tapi dans un angle de la rue Rachel.

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Cultiv’Ame :  David m’a confié que vous ne formiez plus qu’un aujourd’hui : comment c’est arrivé ?

David: On se connaît depuis sept ans, et il faut dire qu’on les a bien remplis : sa mère c’est ma tante, et inversement. C’est avant tout une histoire d’amitié, on sait où se trouver si on a besoin de l’autre.

William : Disons que ça fait quatre ans qu’on a commencé à faire du son ensemble, bientôt trois que Minami existe. On a nos automatismes, on sait qui sait faire quoi, à quel moment, sans être réduits à des rôles, sans fonctions spécifiques.

Purple Scarf : un son aux contrastes bucoliques

CVA : A l’écoute de votre Soundcloud, on voyage dans une multitude d’ambiances ; d’où viennent-elles ?

Minami : [Ils se lancent un regard interrogateur] Un mix entre nos inspirations, nos humeurs du moment, lorsque l’on compose. Par exemple, quand on fait une collab’ avec Bruva (un de nos groupes de potes avec qui on a la même conception de la fête, entre autres), ils réussissent à imprégner leur style dans le nôtre. Après ça dépend de ce qu’on vit : quand on est tristes, on fait des sons joyeux et quand on va êtres contents, on va faire dans la mélancolie [rires]. On se limite pas à un style, on se laisse porter. On fait énormément de musique par ordinateur, mais on est aussi en phase avec l’instrumental, qu’on introduit progressivement, plus particulièrement avec un guitariste-pianiste qui a bien compris notre esprit. Parallèlement, on fait une recherche active sur les voix [chanteuses, c’est le moment de montrer ce que vous avez dans le ventre ! ndlr].


CVA : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, l’un comme l’autre, l’un et l’autre ?

David : C’est naturel. Depuis que je suis petit j’en fais, j’ai commencé à faire de la batterie à neuf ans et arrêté à seize. La musique par ordinateur, c’était une suite logique, une envie qui était présente depuis l’enfance. Mon père et mon frère sont deux amateurs de musique, ils m’en ont imprégné quoi qu’il arrive.


William : L’amour du chant, de la bonne note aussi. Faudrait qu’on fasse un concert sous une énorme douche d’ailleurs, parce que y’a rien de plus vrai comme sensation que de chanter sous la douche [rires]. J’ai toujours été un amoureux de la musique, même si c’était obligatoire au début : mon père mettait du son à fond et j’ai pris conscience que c’était génial plus tard, avec David notamment, qui avait du matos et faisait déjà ses mixs. Moi, j’avais toujours eu envie de faire de la musique.  En 2011, parce qu’on avait plus de batterie, on a fait notre premier son dans la gare de Vannes, seul endroit où il y avait des prises à portée. On s’était assis dans les chiottes et on est arrivé à notre premier essai. En y repensant, c’était vraiment nul comme résultat mais on était trop heureux : c’était instinctif, et maintenant, ça fait partie de ma vie, de nos vies.

CVA : Vous appartenez également à un collectif avec un certain Sam : Ineffable. Vous êtes un peu trois en un, non ?

Minami : On forme deux entités, le collectif est également composé de Vincent, notre tourneur. C’est avant tout le partage d’un esprit musical, une même manière de voir les soirées. Il y a ce lien fraternel qui est toujours présent. On a vachement réfléchi pour créer Ineffable : y’a eu des allées et venues, mais avec Sam, c’était évident : on veut structurer nos forces et combiner nos talents. Sam est graphiste, nous fait nos visuels et notre charte graphique, David fait son mastering, ses retouches sonores, vu qu’il a fait des études dans la branche. On essaye de créer une émulation autour de ça. Puis Sam grandit : il est contacté par du beau monde en ce moment – comme Trax – on progresse ensemble.

CVA : Des projets à venir ? En devenir ?

David : On a été contacté par le tremplin Emerganza, je suis chaud mais William un peu moins. On va rencontrer un manager de chez eux pour voir comment on peut s’organiser : William est plus partant pour faire des DJ sets que moi, par exemple.

William : Le premier novembre, on sort un son pour introduire le renouveau de Minami : ça passera par une nouvelle charte graphique et un petit clip fait à la main, à la cool, comme avant-goût de celui qui va suivre, conçu par des pros. On a plein de projets en cours, notamment celui de jouer le 5 Janvier au Background [l’entrée est à dix balles mais vaut clairement le détour, ndlr]. On espère toucher le max de monde entre temps, même si on sait qu’on a pas été forcément visibles ces derniers mois. On va vous concocter des merveilles d’ici la sortie de l’EP, prévue pour février : on vous attend au tournant !

Leur dernier remix étant une pépite, on ne pouvait pas vous le cacher plus longtemps :


Vous l’aurez compris, Minami est prêt à « braquer le game », et si vous connaissez des chanteuses, dirigez-les à toute balle sur leur Facebook ou soundcloud!

Maud S.

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